Rassegna stampa etica

Intervento di S.E. Mons. Paul R. Gallagher al Convegno di Studi “Bâtir l'Europe ensemble. 50 ans du Saint Siège au Conseil de l'Europe”

Consiglio dEuropa a StrasburgoPubblichiamo di seguito l’intervento che il Segretario per i Rapporti con gli Stati, S.E. Mons. Paul R. Gallagher, ha pronunciato ieri alla giornata di apertura del Convegno di Studi “Bâtir l'Europe ensemble. 50 ans du Saint Siège au Conseil de l'Europe” che ha luogo dal 7 al 9 gennaio 2020 presso la Facoltà di Teologia dell’Università di Strasburgo, nell’ambito delle celebrazioni previste in occasione del 50° anniversario della presenza della Santa Sede al Consiglio d’Europa:

Intervento di S.E. Mons. Paul R. Gallagher

Propos préliminaires

«Quelle vision de l’Europe aujourd’hui? ». La célébration du cinquantième anniversaire de la présence du Saint-Siège au Conseil de l’Europe, dans cette faculté de Théologie de l’Université de Strasbourg, me donne l’occasion et le plaisir de partager avec vous quelques pistes de réflexion sur la vision catholique et chrétienne de ce Continent. Ces propos s’inspireront, non seulement de l’expérience internationale des années écoulées, mais aussi de la sagesse surnaturelle et des orientations du pape François, qui guide l’action et la mission de l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui.

L’année 2020 nous renvoie aussi au soixante-dixième anniversaire de la Convention européenne des droits de l’homme, qui fût adoptée par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, le 4 novembre 1950, et qui constitue une véritable pierre angulaire pour la protection des personnes de toute violation des droits humains. A l’instar de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, cette Convention Européenne est à l’origine d’instruments internationaux et régionaux successifs qui ont chacun décliné des aspects singuliers relatifs aux droits humains. S’est ainsi forgée, au cours des années, une certaine identité européenne basée sur des valeurs partagées qui transcendent les diversités culturelles.

La Convention Européenne des droits de l’homme constitue aussi un point de référence pour les activités du Conseil de l’Europe, dont les principales fonctions sont justement liées à la protection des droits humains, de la démocratie et de l’Etat de droit. Le Pape François rappelait lors de son Discours qu’il est venu adresser au Conseil de l’Europe, ici-même à Strasbourg, le 25 novembre 2014: «Le chemin choisi par le Conseil de l’Europe est avant tout celui de la promotion des droits humains, auxquels est lié le développement de la démocratie et de l’État de droit. C’est un travail particulièrement précieux, avec d’importantes implications éthiques et sociales, puisque d’une juste conception de ces termes et d’une réflexion constante sur eux dépendent le développement de nos sociétés, leur cohabitation pacifique et leur avenir » [1].

Si nous voulons offrir aujourd’hui une vision de l’Europe, il me semblerait juste de commencer par affirmer qu’il n’existe pas encore une perception unique de l’Europe, pas même du point de vue du projet à réaliser. Chaque Nation a sa propre vision de l’Europe. Et nombreuses sont, au sein des pays, les représentations que l’on se fait de l’Europe ou que l’on souhaiterait déjà pouvoir considérer comme faisant partie intégrante de l’histoire.

D’aucuns, de manière probablement un peu négative, voient aujourd’hui l’Europe comme un «Être supranational sans âme et sans cœur». D’autres dénoncent le fait que notre temps a désormais opéré une substitution, non seulement entre ce qui relève de l’objectif et du subjectif, mais aussi entre la saine rationalité et la volonté singulière de la personne au pouvoir ou du groupe dont dépend le destin de bien d’autres êtres humains. Le bien et le mal sont en définitive déterminés par la loi, les décrets ou la loi du plus grand nombre.

Mettons de côté cette vision pessimiste. Je voudrais, en ce qui me concerne, vous présenter aujourd’hui une idée de l’Europe qui ne fasse pas fi de son fondement et de ses racines chrétiennes. Je limiterai pour cela à exposer, sans pour autant les développer de manière complète et exhaustive, quelques idées d’un projet de construction européenne qui ne valent pas seulement pour les Catholiques ou les Chrétiens en général, mais qui peuvent constituer des éléments de réflexion pour toute personne de volonté. Prétendre d’ores et déjà qu’une telle présentation de l’Europe sera acceptée par tous serait sans doute un peu péremptoire.Néanmoins, cela pourra servir à la discussion et au dialogue. Tel est en effet l’objectif affiché de ces trois journées de «dialogue» interdisciplinaire.

Le respect des droits humains et de la dignité de la personne humaine

Les droits humains et la dignité humaine constituent l’un des thèmes qui revêtent la plus grande importance pour le Saint-Siège. C’est aussi l’un des domaines principaux de l’activité du Conseil de l’Europe. Il s’agit enfin d’une question devenue fondamentale pour la vie de la communauté elle-même «jusqu’à devenir une composante qui conditionne directement la vie des personnes, des familles, des groupes, des peuples, des Etats et de la Communauté Internationale dans son ensemble»[2]. Les droits humains constituent un élément essentiel pour la majeure partie des communautés humaines et des peuples, au point d’être clairement affirmés dans chaque ordre juridique interne, afin d’orienter vers le bien et la justice, les relations non seulement entre les personnes, mais aussi entre les personnes et les Etats, et entre les Etats eux-mêmes.

Les droits humains constituent selon nous un patrimoine fondamental dont chaque personne est dotée. Une analyse sémantique de l’expression, nous fait comprendre qu’il s’agit de droits connexes à la nature elle-même de la personne humaine et que chaque individu en est titulaire, de par sa nature humaine, indépendamment de la race, l’ethnie, le sexe, l’opinion, la nationalité, ou la religion. Cela suffit à affirmer qu’il est donc nécessaire de reconnaître les mêmes droits à chacun des membres du genre humain, et d’affirmer l’universalité même des droits en question. Il s’ensuit que les droits humains ne sauraient être considérés comme la résultante de l’action positive de quelque ordre étatique ou organisation internationale, mais constituent une composante inhérente de la dignité humaine, ou encore une richesse universelle et inséparable de chaque être humain.

Dans ce contexte, le Saint-Siège, par sa présence active au sein de la Communauté internationale, a contribué et contribue encore à la formation du corpus juridique international qui protège et garantit chaque droit fondamental de la personne humaine par des normes particulières. Celles-ci renvoient à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et à la Convention Européenne, qui ont constitué des étapes clé et demeurent le fondement des productions normatives successives. Cette mission a été évoquée avec force et sérénité par le Pape François au Conseil de l’Europe: «l’Église catholique […] peut collaborer avec le Conseil de l’Europe et offrir une contribution fondamentale. […] Avant tout […], il y a le domaine d’une réflexion éthique sur les droits humains, sur lesquels votre Organisation est souvent appelée à se pencher. Je pense particulièrement aux thèmes liés à la protection de la vie humaine, questions délicates qui ont besoin d’être soumises à un examen attentif, qui tienne compte de la vérité de tout l’être humain, sans se limiter à des domaines spécifiques médicaux, scientifiques ou juridiques»[3].

Cela étant, nous sommes conscients que l’un des défis actuels dans la discussion sur les droits humains est représenté par “un nombre croissant de Pays, peuples et groupes avec leurs culture et identité propres, porteurs de conceptions alternatives et souvent antithétiques par rapport à celles qui sont définies dans le contexte international»[4]. Dans ce contexte, le Saint-Siège participe activement au développement de la réflexion sur les droits humains, et ce, de plusieurs manières. D’abord, il œuvre pour que la Communauté Internationale protège de manière toujours plus efficace, la dignité de l’homme; il propose, pour cela, une vision anthropologique et théologique selon sa mission qui est de «manifester le mystère de Dieu, de ce Dieu qui est la fin ultime de l’homme, [qui] révèle en même temps à l’homme le sens de sa propre existence, c’est-à-dire sa vérité essentielle»[5]. En second lieu, le Saint-Siège s’engage en faveur de la protection des droits humains, par des moyens juridiques, en adhérant directement à des Conventions Internationales qui peuvent énoncer des mesures spécifiques sur un droit particulier ou sur un ensemble de droits fondamentaux de la personne humaine. En se conformant à sa nature et à sa propre mission, le Saint-Siège est en mesure de s’adapter à toutes les dispositions prescrites, soit en ajustant ses normes internes; soit en promouvant la protection des droits humains à travers ses enseignements magistériels.

Notons cependant, qu’à côté des motifs qui amènent le Saint-Siège à adhérer à ces instruments contraignants, se présentent aussi des occasions pour son intervention indirecte, non seulement afin de contribuer à enrichir les débats, mais parfois aussi lorsque des formulations ou des idées avancées s’avèrent contradictoires avec sa nature particulière et ses fins religieuses spécifiques, ou encore lorsqu’elles s’opposent à une vision anthropologique respectueuse de la dignité de la personne humaine et de ses droits inscrits dans la nature.

L’enseignement de l’Eglise sur la question des droits humains et de la dignité de la personne humaine s’est développé de manière significative depuis le début du siècle dernier. En témoignent les interventions nombreuses et circonstanciées du Saint-Siège durant ses cinquante années de présence au Conseil de l’Europe! De plus, le Magistère ecclésial s’est montré toujours plus préoccupé et prompt à aborder les questions sociales que l’histoire de l’humanité porte en elle, en passant d’un accueil initialement prudent, à travers des missions d’observation, à un soutien constant, jusqu’à «opter pour un engagement en faveur de la promotion et de la défense des droits humains comme faisant partie intégrante de la mission de l’Eglise, et ainsi voir dans l’Eglise même la gardienne de la dignité humaine et des droits authentiques qui en découlent et qui sont marqués par le sceau de l’universalité et de l’indivisibilité»[6].

Le principe cardinal à partir duquel la réflexion doctrinale s’est approfondie, est centré sur l’origine de la personne humaine créé à l’image de Dieu et sauvé par le Christ. C’est bien pour protéger l’homme dans son inviolable dignité que l’Eglise catholique s’est posée comme ardent défenseur des droits humains. L’Eglise est en effet capable d’offrir une vision harmonieuse dans laquelle les droits sont équilibrés par des devoirs respectifs. Dans la Création, Dieu le Créateur et Seigneur, a conféré à toute personne humaine, homme ou femme, la même haute dignité. Ceux-ci sont faits à l’image et ressemblance de Dieu lui-même. Et cela permet de comprendre notre vision - très élevée - de la dignité de la personne humaine.

Quand nous parlons du respect de la dignité de la personne humaine, il convient immédiatement de se demander quelle philosophie, quelle psychologie, quelle culture, quelle religion peuvent offrir les principes sur lesquels se fonde la vérité de la personne humaine. C’est seulement d’une définition authentique de la personne humaine que se déduisent les règles qui correspondent et expriment cette même dignité humaine.

Il devient plus qu’évident que notre foi en la dignité de l’homme grandit à la mesure de notre plus grande conformation à la vérité divine et en notre foi en Dieu. La véritable mission chrétienne sera toujours celle qui témoignera de la dignité humaine, en étant capable de sacrifices pour le bien de la personne humaine. Car, ainsi que l’a exprimé le Pape François durant le dernier Forum des ONG d’inspiration catholique qui s’est tenu en décembre dernier: «Le monde d’aujourd’hui demande une audace nouvelle et une imagination nouvelle afin d’ouvrir d’autres voies de dialogue et de coopération, pour favoriser une ‘‘culture de la rencontre’’, où la dignité de l’homme, selon le dessein créateur de Dieu, est mise au centre»[7].

Approche educative

Nous ne pourrons parler de vision éducative que si nous savons qui est l’homme, la femme. Une fois établies l’essence, la nature, la vérité terrestre et spirituelle de la personne humaine, l’éducation revêt une seule signification: prendre un enfant et le guider de manière à ce que sa nature puisse s’épanouir et se réaliser pleinement. L’homme par nature est un être en devenir et en perpétuel développement. Il est en chemin vers l’éternité de par sa vocation surnaturelle. Il est appelé à aller plus loin, toujours plus loin, par vocation naturelle.

Le thème de l’éducation est au centre des préoccupations pastorales du Saint-Père, au point que lui-même a décidé d’organiser une rencontre mondiale à Rome, le 14 mai prochain, pour « Reconstruire le pacte éducatif mondial ». Cette rencontre ravivera l’engagement pour et avec les jeunes générations, en renouvelant la passion d’une éducation plus ouverte et plus inclusive, capable d’une écoute patiente, d’un dialogue constructif et d’une compréhension mutuelle. Il est plus que jamais nécessaire d’unir nos efforts dans une vaste alliance éducative pour former des personnes mûres, capables de surmonter les morcellements et les oppositions, et recoudre le tissu des relations en vue d’une humanité plus fraternelle»[8].

Cette proposition du Pape s’adresse à tous ceux et celles qui, à divers titres, œuvrent dans le champ de l’éducation, à tous les niveaux disciplinaires et de recherche, et qui s’efforcent avec courage de mettre la personne au centre. «Je vous invite à promouvoir ensemble et à mettre en œuvre, par le biais d’un pacte éducatif commun, ces dynamiques qui donnent un sens à l’histoire et la transforment de manière positive»[9].

Approche Migratoire

Dans l’histoire des peuples, les migrations ont toujours été un bien pour l’humanité. Au cours des siècles passés, il s’est agi de migrations liées aux conquêtes, mais aussi à la déportation. Les occupations ont toujours entraîné une multitude de victimes et de dévastations. Des civilisations et des cultures ont souvent été anéanties et de nouvelles construites. Il reste que l’histoire est faite de migrations. Et les migrations font aussi partie de notre histoire contemporaine et moderne; elles touchent notamment de nombreux pays de notre chère Europe.

Le moment est sans doute venu de se poser la question: qui sont les migrants? Et le Pape François y répond clairement: ce sont «nos frères et sœurs qui cherchent une vie meilleure loin de la pauvreté, de la faim, de l’exploitation et de la répartition injuste des ressources de la planète qui devraient être divisées équitablement entre tous. N’est-ce pas le désir de chacun d’améliorer ses conditions de vie et d’obtenir un bien-être honnête et légitime, à partager avec les êtres qui lui sont chers ?»[10].

La voix du Saint-Père s’élève toujours en défense des personnes qui se sentent contraintes à quitter leur propre pays d’origine ou à demander le statut de réfugié. Son appel à la Communauté Internationale s’est toujours fait pressant et accompagné d’indications concrètes. «Il est absolument nécessaire, par conséquent, d’affronter dans les pays d’origine les causes qui provoquent les migrations. Cela exige, en premier lieu, l’engagement de la communauté internationale tout entière à enrayer les conflits et les violences qui contraignent les personnes à la fuite. En outre, une vision clairvoyante s’impose, capable de prévoir des programmes adéquats pour les régions affectées par de multiples graves injustices et instabilités, afin qu’à tous soit garanti l’accès à un développement authentique, qui promeuve le bien des enfants, qui sont l’espérance de l’humanité».[11]

A mon avis, si l’on veut affronter la question des migrations de manière adéquate certains principes méritent aujourd’hui d’être affirmés avec clarté. Dans le même temps un certain nombre de malentendus doivent être dépassés. J’en évoquerai quelques-uns.

Un premier malentendu réside dans l’idée d’une assimilation comprise comme un renoncement à sa propre identité pour assumer l’identité du peuple dans lequel on s’établit et dans lequel on vit.

Un deuxième malentendu concerne l’idée d’un renferment des migrants sur eux-mêmes et sur leur identité propre. Il convient au contraire de favoriser la rencontre et l’enrichissement réciproque entre les divers «mondes» que la migration met en contact.

Un troisième malentendu amène à penser que dans le phénomène migratoire l’on doive renoncer à sa propre identité par respect des autres identités. Cela constitue un risque dans toute coexistence civile. En fait, là où l’homme n’est pas en mesure de s’exprimer librement, par souci de ne pas offenser la sensibilité de l’autre, on assiste à un phénomène d’alignement sur le plus petit dénominateur commun, et l’on finit par créer une société amorphe, privée d’idéaux et qui peut facilement se retrouver aux prises avec les «passions» du moment. A l’inverse, dans le Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signé par le Pape François à Abu Dhabi, en février dernier, il est affirméque: «La liberté est un droit de toute personne : chacune jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action. Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. Cette Sagesse divine est l’origine dont découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents. C’est pourquoi on condamne le fait de contraindre les gens à adhérer à une certaine religion ou à une certaine culture, comme aussi le fait d’imposer un style de civilisation que les autres n’acceptent pas».[12]

Enfin, il y a aussi le danger très concret que le phénomène de la migration se déroule de manière sauvage et devienne un terrain favorable pour le trafic d’êtres humains, l’exploitation des migrants eux-mêmes et leur recrutement au sein de groupes criminels.

Il est évident qu’il ne s’agit pas de problèmes qui pourront se résoudre par la simple conclusion d’un accord ou l’énonciation d’une loi. Un engagement profond, étendu, universel est absolument nécessaire, afin de créer une mentalité nouvelle, car le risque d’une migration sans humanité demeure très élevé.

Approche Interreligieuse

Le respect est la parole clé pour une coexistence mondiale basée sur le respect de la différence et la liberté religieuse. Le pape François s’exprimait en ces termes, en 2013: «L’avenir se trouve dans la coexistence respectueuse des diversités, non dans l’homologation à une pensée unique théoriquement neutre. Nous avons vu, au cours de l’histoire, la tragédie des pensées uniques. Il devient donc incontournable de reconnaître le droit fondamental à la liberté religieuse, dans toutes ses dimensions»[13].

Il est donc nécessaire de rester attentifs à ces tentatives d’utiliser la religion comme une pensée idéologique unique. Il en résulterait facilement une instrumentalisation de la religion elle-même. On peut penser au triste fléau du terrorisme promu «au nom de Dieu», qui entraîne tant de destructions, de massacres et de victimes innocentes. Un tel message est littéralement à l’opposé de celui que les religions - toutes les religions en tant que telles - proposent. Le pape François a nombre de fois réitéré que tuer au nom de Dieu est le plus grand mensonge que l’homme puisse proférer.

On retrouve aussi cette idée affirmée dans Document sur la Fraternité humaine d’Abu Dhabi: «C’est pourquoi nous demandons à tous de cesser d’instrumentaliser les religions pour inciter à la haine, à la violence, à l’extrémisme et au fanatisme aveugle et de cesser d’utiliser le nom de Dieu pour justifier des actes d’homicide, d’exil, de terrorisme et d’oppression. Nous le demandons par notre foi commune en Dieu, qui n’a pas créé les hommes pour être tués ou pour s’affronter entre eux et ni non plus pour être torturés ou humiliés dans leurs vies et dans leurs existences. En effet, Dieu, le Tout-Puissant, n’a besoin d’être défendu par personne et ne veut pas que Son nom soit utilisé pour terroriser les gens»[14].

Le Document exhorte à la fraternité universelle, mais aussi à l’adhésion à un engagement commun, afin que tous les moyens soient mis en œuvre pour promouvoir à tous les niveaux, la culture de la rencontre, du dialogue, de la paix et du respect. A Abu Dhabi a ainsi été franchie une étape importante, mais le chemin reste encore long à parcourir.

Approche Interculturelle

Si nous regardons l’histoire, il est opportun de rappeler la rencontre et l’affrontement de la culture romaine et de la culture grecque.Celle-ci est bien ramassée dans la célèbre phrase d’Horace : “Graecia capta ferum victorem cepit et artes intulit agresti Latio”. La Grèce, conquise, a conquis son farouche vainqueur et a porté les arts au Latium sauvage.

Les cultures sont la vraie richesse de l’humanité, mais nécessitent toujours d’être purifiées des distorsions qui de temps en temps les menacent. Aujourd’hui, la culture de l’éphémère et de mort s’impose avec force. Dans un tel contexte, la culture de l’illégalité, la culture mafieuse, mais aussi la culture de l’intolérance et de la discrimination trouvent encore un terrain propice.

Il est donc nécessaire de tenir compte de ces éléments dans notre vision de l’Europe aujourd’hui. Le Pape François, lors de sa visite au Conseil de l’Europe, a rappelé l’importance de l’apport et de la responsabilité de l’Europe pour le développement culturel de l’humanité: «L’Europe doit réfléchir pour savoir si son immense patrimoine humain, artistique, technique, social, politique, économique et religieux est un simple héritage de musée du passé, ou bien si elle est encore capable d’inspirer la culture et d’ouvrir ses trésors à l’humanité entière. Dans la réponse à cette interrogation, le Conseil de l’Europe avec ses institutions a un rôle de première importance».[15]

Approche éthique

Aujourd’hui, nous percevons l’idée - de plus en plus diffuse - selon laquelle ce serait la loi qui déterminerait désormais ce qui est éthique, et non plus l’éthique qui inspirerait la loi. L’éthique s’en trouve souvent réduite à un simple consensus, faisant fi de l’indispensable lien avec la nature humaine. En passant d’une éthique fondée sur la nature à une éthique fondée sur la volonté, l’homme se trouve soustrait à la nature, à la vérité sur sa nature et à la vérité sur la fin pour laquelle il a été créé.

Dans ce contexte, les Chrétiens ont un rôle particulièrement important à jouer en Europe. A travers leur propre témoignage au sein de la société, ils peuvent rappeler le fondement éthique qui doit orienter notre agir dans le monde. Celui-ci doit en effet être orienté à l’édification du bien commun qui, comme le dit le pape François, est le «bien auquel tous les hommes aspirent, et il n’existe pas de système éthique digne de ce nom qui n’envisage pas ce bien comme l’un de ses points de référence essentiels»[16]. Cela implique que le fondement éthique soit ancré dans l’objectivité de la nature, plutôt que dans la subjectivité de la volonté du législateur, ou pire, dans le courant dominant. C’est seulement à partir de cette objectivité et de l’axiologie qui en découle, que l’on pourra éviter les dérives qui adviennent là où la vision de la réalité est parfaitement égale et interchangeable avec les autres, avec la conséquence qu’on pourra tendre à faire prévaloir une approche sur les autres, y compris par des moyens violents, comme l’histoire du siècle dernier nous le rappelle tristement.

Approche politique

La politique actuelle est divisée entre mille idées et projets. Il est vrai que quelques grandes idées unificatrices permettent encore de s’agréger à un parti, mais les partis eux-mêmes se trouvent désormais dans une agitation continuelle.

Il conviendrait de redécouvrir le principe premier, essentiel et de fond qui doit guider l’action de toute personnalité politique, autrement dit, la responsabilité qui est la sienne, devant Dieu et devant les hommes, pour chacune de ses paroles, ses actions, ses mesures législatives ou décision par rapport au gouvernement du peuple. Dans ce domaine également, demeure le risque que l’autorité soit vécue seulement comme la recherche de victoires et de consensus.

Celui qui gouverne est appelé à témoigner de la sagesse de Salomon, à savoir d’ “un cœur docile” qui sache rendre justice au peuple et distinguer le bien du mal (cf. 1 R III, 9). Là est la voie essentielle pour bâtir la paix à laquelle le monde aspire aujourd’hui plus que jamais, et qui doit figurer parmi les objectifs premiers de toute autorité politique. Le pape François l’affirma avec beaucoup de vigueur dans son récent message pour la Paix: «Ouvrir et tracer un chemin de paix est un défi d’autant plus complexe que les intérêts qui sont en jeu dans les relations entre les personnes, les communautés et les nations, sont multiples et contradictoires. Il faut avant tout faire appel à la conscience morale et à la volonté personnelle et politique. La paix, en effet, trouve sa source au plus profond du cœur humain, et la volonté politique doit toujours être revigorée afin d’initier de nouveaux processus qui réconcilient et unissent personnes et communautés. Le monde n’a pas besoin de paroles creuses, mais de témoins convaincus, d’artisans de paix ouverts au dialogue sans exclusions ni manipulation»[17].

Conclusion

Le monde vit comme brisé et écrasé par ses fermetures et ses polarisations, loin des valeurs universelles et naturelles que Dieu a mis dans le cœur de chaque personne humaine.

Pour reconstruire ensemble l’Europe, il nous faut l’unité. Il convient de redécouvrir l’unité qui est à au fondement même de la vie de la personne humaine. L’unité entre la personne humaine et l’éthique, entre la personne humaine et la politique, entre la personne humaine et le travail, entre la personne humaine et toute autre activité qu’il accomplit sous le soleil.

Souvent, nous négligeons le fait que la personne humaine est en même temps âme, esprit et corps. De même que le corps vit et évolue, ainsi en est-il aussi de l’esprit et de l’activité de l’âme. La personne humaine aujourd’hui, dans cette Europe, mais aussi plus généralement dans ce monde, est appelée à refléter la beauté de cette évolution unitaire.

Faisons en sorte que la personne humaine puisse retrouver son visage authentique. C’est le souhait que je forme; c’est aussi celui du pape François: «L’Europe retrouve l’espérance lorsque l’homme est le centre et le cœur de ses institutions […]. Affirmer la centralité de l’homme signifie aussi retrouver l’esprit de famille, dans lequel chacun contribue librement selon ses propres capacités et talents à [l’édification de] la maison commune […]. L’Europe retrouve l’espérance dans la solidarité […]. L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle ne s’enferme pas dans la peur et dans de fausses sécurités […]. L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle investit dans le développement et dans la paix […]. L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle s’ouvre à l’avenir »[18].

A l’occasion de ce cinquantenaire de la présence du Saint-Siège au Conseil de l’Europe, je voudrais enfin réitérer ce vœux qui nous est si cher : qu’ensemble nous puissions nous ouvrir à l’avenir pour continuer, malgré vents et marées, à bâtir notre chère Europe!

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[1] François, Discours au Conseil de l'Europe, Strasbourg, 25 novembre 2014.

[2] V. Buonomo, Prospettive dei diritti umani a cinquant’anni dalla Dichiarazione Universale, in Pontificio Consiglio per la Famiglia, Diritti dell’uomo: famiglia e politica, p.34.

[3] François, Discours au Conseil de L'Europe, Strasbourg, 25 novembre 2014.

[4] V. Buonomo, Prospettive dei diritti umani, pp. 38-39.

[5] Concile Oecuménique Vatican II, Constitution pastorale conciliaire sur l’Eglise dans le monde contemporain Gaudium et Spes, 7 décembre 1965, n. 41, in EV 1/1446.

[6] G. Filibeck, L’universalità e l’indivisibilità, p. 29.

[7] François, Discours aux Participants au Forum Mondial des ONG d'Inspiration Catholique, Le Vatican, 7 Décembre 2019.

[8] François, Message à l'occasion du Lancement du Pacte éducatif, Le Vatican, 12 Septembre 2019.

[9] Ibid.

[10] François, Message pour la Journée Mondiale des Migrants et des Réfugiés 2016, “Migrants et Réfugiés nous Interpellent. La Réponse de l'évangile de la Miséricorde”, 17 Janvier 2016.

[11] François, Message pour la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié 2017, "Migrants Mineurs, Vulnérables et Sans Voix", 15 Janvier 2017.

[12] Document sur la Fraternité Humaine pour la Paix Mondiale et la Coexistence Commune, signé durant le Voyage Apostolique du Pape François aux Emirats Arabes Unis, 3-5 février 2019.

[13] François, Discours aux Participants à l'Assemblée Plénière du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux, Vatican, 28 novembre 2013.

[14] Document sur la Fraternité Humaine pour la Paix Mondiale et la Coexistence Commune.

[15] François, Discours au Conseil de l’Europe.

[16] François, Discours aux Participants au Séminaire « Le Bien Commun à l'ère numérique », Le Vatican, 27 Septembre 2019.

[17] François, Message pour la célébration de la 53ème Journée Mondiale de la Paix, La Paix, un Chemin d’espérance : Dialogue, Réconciliation et Conversion écologique, 1er janvier 2020.

[18] François, Discours aux Chefs d'état et de Gouvernement de l'union Européenne réunis en Italie à l'occasion du 60ème Anniversaire du Traité de Rome, Le Vatican, 24 Mars 2017.

© http://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino.html - 8 gennaio 2020


Nell'ambito delle celebrazioni per il cinquantesimo anniversario della presenza della Santa Sede al Consiglio d’Europa, l’arcivescovo Segretario per i rapporti con gli Stati è intervenuto, martedì 7 gennaio presso la facoltà di Teologia dell'Università di Strasburgo, alle giornate interdisciplinari intitolate «Costruire l’Europa insieme – 50 anni della Santa Sede nel Consiglio d’Europa». Pubblichiamo, in una nostra traduzione dal francese, il testo del suo intervento.

di Paul Richard Gallagher
Parole preliminari
«Quale visione dell’Europa oggi?» La celebrazione del cinquantesimo anniversario della presenza della Santa Sede nel Consiglio d’Europa, in questa facoltà di Teologia dell’Università di Strasburgo, mi offre l’opportunità e il piacere di condividere con voi alcuni spunti di riflessione sulla visione cattolica e cristiana di questo Continente. Le mie parole s’ispireranno non solo all’esperienza internazionale degli anni passati, ma anche alla soprannaturale saggezza e agli orientamenti di papa Francesco, che guida l’azione e la missione della Chiesa nel mondo attuale.
L’anno 2020 ci rimanda anche al settantesimo anniversario della Convenzione europea dei diritti dell’uomo, che fu adottata dal Comitato dei Ministri del Consiglio d’Europa, il 4 novembre 1950, e che costituisce una vera pietra d’angolo per la protezione delle persone da ogni violazione dei diritti umani. Al pari della Dichiarazione Universale dei Diritti dell’Uomo, questa Convenzione Europea è all’origine dei successivi strumenti internazionali e regionali, ognuno dei quali ha declinato aspetti singolari relativi ai diritti umani. Si è così forgiata, nel corso degli anni, una certa identità europea basata su valori condivisi che trascendono le diversità culturali.
La Convenzione Europea dei diritti dell’uomo costituisce anche un punto di riferimento per le attività del Consiglio d’Europa, le cui principali funzioni sono appunto legate alla protezione dei diritti umani, della democrazia e dello Stato di diritto. Papa Francesco, nel Discorso che ha rivolto al Consiglio d’Europa, proprio qui a Strasburgo, il 25 novembre 2014, ricordava: “La strada scelta dal Consiglio d’Europa è anzitutto quella della promozione dei diritti umani, cui si lega lo sviluppo della democrazia e dello stato di diritto. È un lavoro particolarmente prezioso, con notevoli implicazioni etiche e sociali, poiché da un retto intendimento di tali termini e da una riflessione costante su di essi dipende lo sviluppo delle nostre società, la loro pacifica convivenza e il loro futuro” (Discorso al Consiglio d’Europa, Strasburgo, 25 novembre 2014).
Se oggi vogliamo offrire una visione dell’Europa, mi sembra giusto cominciare affermando che non esiste ancora una percezione unica dell’Europa, neppure dal punto di vista del progetto da realizzare. Ogni Nazione ha una sua propria visione dell’Europa. E sono molte, all’interno di ogni paese, le immagini che ci si fa dell’Europa o che si vorrebbe già poter considerare come facenti parte integrante della storia.
Alcuni, in maniera probabilmente un po’ negativa, vedono oggi l’Europa come un “essere soprannazionale senza anima e senza cuore”. Altri denunciano il fatto che il nostro tempo ha ormai operato una sostituzione, non solo tra ciò che è obiettivo e soggettivo, ma anche tra la sana razionalità e la volontà particolare della persona al potere o del gruppo da cui dipende il destino di tanti altri esseri umani. Il bene e il male in definitiva sono determinati dal diritto, i decreti o la legge della maggioranza.
Accantoniamo questa visione pessimista. Per quel che mi riguarda, vorrei presentarvi oggi un’idea dell’Europa che non prescinda dal suo fondamento e dalle sue radici cristiane. A tale fine mi limiterò a esporre, senza tuttavia svilupparle in maniera completa ed esaustiva, alcune idee di un progetto di costruzione europea che non valgono solo per i cattolici o i cristiani in generale, ma che possono costituire anche elementi di riflessione per ogni persona di buona volontà. Pretendere fin d’ora che una tale presentazione dell’Europa sia accettata da tutti sarebbe indubbiamente un po’ perentorio. Nondimeno potrà servire alla discussione e al dialogo. È questo, di fatto, l’obiettivo annunciato di queste tre giornate di “dialogo” interdisciplinare.
Il rispetto dei diritti umani e della dignità della persona umana
I diritti umani e la dignità umana costituiscono uno dei temi che riveste la massima importanza per la Santa Sede. È anche uno degli ambiti principali dell’attività del Consiglio d’Europa. Si tratta infine di una questione divenuta fondamentale per la vita della comunità stessa “fino a configurarsi come una componente che condiziona direttamente la vita delle persone, delle famiglie, dei gruppi, dei popoli, degli Stati e della Comunità Internazionale nel suo insieme” (V. Buonomo, Prospettive dei diritti umani a cinquant’anni dalla Dichiarazione Universale, in Pontificio Consiglio per la Famiglia, Diritti dell’uomo: famiglia e politica, p. 34). I diritti umani costituiscono un elemento essenziale per la maggior parte delle comunità umane e dei popoli, al punto da essere chiaramente affermati in ogni ordinamento giuridico interno, al fine di orientare verso il bene e la giustizia le relazioni non solo tra le persone, ma anche tra le persone e gli Stati, e tra gli Stati stessi.
I diritti umani costituiscono, a nostro parere, un patrimonio fondamentale di cui ogni persona è dotata. Un’analisi semantica dell’espressione ci fa comprendere che si tratta di diritti connessi alla natura stessa della persona umana e che ogni individuo ne è titolare, in virtù della sua natura umana, a prescindere dalla razza, l’etnia, il sesso, l’opinione, la nazionalità o la religione. Basta questo per affermare che è dunque necessario riconoscere gli stessi diritti a ognuno dei membri del genere umano, e per affermare l’universalità stessa dei diritti in questione. Ne consegue che i diritti umani non sarebbero considerati come la risultante dell’azione positiva di qualche ordinamento statuale od organizzazione internazionale, ma costituiscono una componente intrinseca della dignità umana, nonché una ricchezza universale e inscindibile di ogni essere umano.
In questo ambito, la Santa Sede, con la sua presenza attiva in seno alla Comunità internazionale, ha contribuito e contribuisce ancora alla formazione del corpus giuridico internazionale che protegge e garantisce ogni diritto fondamentale della persona umana attraverso norme particolari. Queste rimandano alla Dichiarazione Universale dei Diritti dell’Uomo e alla Convenzione Europea, che hanno costituito tappe chiave e restano il fondamento delle produzioni normative successive. Tale missione è stata ricordata con forza e serenità da papa Francesco al Consiglio d’Europa: “La Chiesa cattolica [...] può collaborare con il Consiglio d’Europa e dare un contributo fondamentale... Innanzitutto vi è [...] l’ambito di una riflessione etica sui diritti umani, sui quali la vostra Organizzazione è spesso chiamata a riflettere. Penso, in modo particolare, ai temi legati alla tutela della vita umana, questioni delicate che necessitano di essere sottoposte a un esame attento, che tenga conto della verità di tutto l’essere umano, senza limitarsi a specifici ambiti medici, scientifici o giuridici” (Francesco, Discorso al Consiglio d’Europa, Strasburgo, 25 novembre 2014).
Detto ciò, siamo consapevoli che una delle sfide attuali nel dibattito sui diritti umani è rappresentata da “un numero crescente di paesi, popoli e gruppi con la loro cultura e identità proprie, portatori di concezioni alternative e spesso antitetiche rispetto a quelle che sono definite nel contesto internazionale” (V. Buonomo, Prospettive dei diritti umani, pp. 38-39). In tale contesto, la Santa Sede partecipa attivamente allo sviluppo della riflessione sui diritti umani e lo fa in diversi modi. Anzitutto si adopera affinché la Comunità Internazionale protegga, in maniera sempre più efficace, la dignità dell’uomo; a tal fine propone una visione antropologica e teologica secondo la sua missione che è di “manifestare il mistero di Dio, il quale è il fine ultimo dell’uomo, essa al tempo stesso svela all’uomo il senso della sua propria esistenza, vale a dire la verità profonda sull’uomo” (Concilio Ecumenico Vaticano II, Costituzione pastorale conciliare sulla Chiesa nel mondo contemporaneo Gaudium et spes, 7 dicembre 1965, n. 41, in EV 1/1446). In secondo luogo, la Santa Sede s’impegna a favore della protezione dei diritti umani, attraverso strumenti giuridici, aderendo direttamente a Convenzioni Internazionali che possono enunciare misure specifiche su un diritto particolare o su un insieme di diritti fondamentali della persona umana. Conformandosi alla sua natura e alla sua missione propria, la Santa Sede è in grado di adattarsi a tutte le disposizioni fissate, sia adeguando le sue norme interne, sia promuovendo la protezione dei diritti umani attraverso i suoi insegnamenti magisteriali.
Notiamo tuttavia che, accanto a motivi che inducono la Santa Sede ad aderire a questi strumenti vincolanti, si presentano anche occasioni per il suo intervento indiretto, non solo al fine di contribuire ad arricchire i dibattiti, ma talvolta anche quando formulazioni o idee avanzate si rivelano contraddittorie rispetto alla sua natura particolare e i suoi fini religiosi specifici, oppure quando contrastano con una visione antropologica rispettosa della dignità della persona umana e dei suoi diritti inscritti nella natura.
L’insegnamento della Chiesa sulla questione dei diritti umani e della dignità della persona umana si è sviluppato in modo significativo dall’inizio dello scorso secolo. Lo testimoniano gli interventi numerosi e circostanziati della Santa Sede durante i suoi cinquant’anni di presenza nel Consiglio d’Europa! Inoltre il Magistero ecclesiale si è mostrato sempre più preoccupato e pronto ad affrontare le questioni sociali che la storia dell’umanità reca in sé, passando da un’accoglienza inizialmente prudente, attraverso missioni di osservazione, a un sostegno, costante, fino a “optare per un impegno a favore della promozione e della difesa dei diritti umani come facenti parte integrante della missione della Chiesa, e così vedere nella Chiesa stessa la custode della dignità umana e dei diritti autentici che ne conseguono e che sono caratterizzati dal sigillo dell’universalità e dell’indivisibilità” (G. Filibeck, L’universalità e l’indivisibilità, p. 29).
Il principio cardine a partire dal quale la riflessione dottrinale si è approfondita è incentrato sull’origine della persona umana creata a immagine di Dio e salvata da Cristo. È proprio per proteggere l’uomo nella sua inviolabile dignità che la Chiesa cattolica si è erta ad ardente difensore dei diritti dell’uomo. La Chiesa è in effetti capace di offrire una visione armoniosa nella quale i diritti sono controbilanciati da relativi doveri. Nella Creazione, Dio Creatore e Signore, ha conferito a ogni persona umana, uomo o donna, la stessa alta dignità. Essi sono fatti a immagine e somiglianza di Dio stesso. E ciò le consente di comprendere la nostra visione —- molto elevata — della dignità della persona umana.
Quando parliamo del rispetto della dignità della persona umana, è bene chiedersi subito quale filosofia, quale psicologia, quale cultura, quale religione può offrire i principi sui quali si fonda la verità della persona umana. È solo da una definizione autentica della persona umana che si deducono le regole che corrispondono a questa stessa dignità umana e la esprimono.
Diviene allora più che evidente che la nostra fede nella dignità dell’uomo cresce conformemente alla nostra più grande conformazione alla verità divina e nella nostra fede in Dio. La missione cristiana autentica sarà sempre quella che testimonierà la dignità umana, mostrandosi capace di sacrifici per il bene della persona umana. Poiché, come ha affermato Papa Francesco durante l’ultimo Forum delle Ong d’ispirazione cattolica che si è tenuto lo scorso dicembre, “il mondo di oggi esige nuova audacia e nuova immaginazione per aprire altre vie di dialogo e di cooperazione, per favorire una cultura dell’incontro, dove la dignità dell’umano, secondo il piano creatore di Dio, sia posta al centro” (Discorso del Santo Padre Francesco ai Partecipanti al Forum Mondiale delle Ong di Ispirazione Cattolica, Vaticano, 7 dicembre 2019).
Approccio educativo
Potremo parlare di visione educativa solo se sappiamo chi è l’uomo, la donna. Una volta stabilite l’essenza, la natura, la verità terrena e spirituale della persona umana, l’educazione riveste un solo significato: prendere un bambino e guidarlo di modo che la sua natura possa dischiudersi e realizzarsi pienamente. L’uomo per natura è un essere in divenire e in perpetuo sviluppo. È in cammino verso l’eternità per la sua vocazione soprannaturale. È chiamato ad andare più lontano, sempre più lontano, per vocazione naturale.
Il tema dell’educazione è al centro delle preoccupazioni pastorali del Santo Padre, al punto che lui stesso ha deciso di organizzare un incontro mondiale a Roma, il 14 marzo prossimo, per “‘ricostruire il patto educativo globale’: un incontro per ravvivare l’impegno per e con le giovani generazioni, rinnovando la passione per un’educazione più aperta ed inclusiva, capace di ascolto paziente, dialogo costruttivo e mutua comprensione. Mai come ora, c’è bisogno di unire gli sforzi in un’ampia alleanza educativa per formare persone mature, capaci di superare frammentazioni e contrapposizioni e ricostruire il tessuto di relazioni per un’umanità più fraterna” (Francesco, Messaggio per il Lancio del Patto educativo, Vaticano, 12 settembre 2019).
Questa proposta del Papa si rivolge a tutti coloro che, a diverso titolo, operano nel campo dell’educazione, a tutti i livelli disciplinari e di ricerca, e che si sforzano con coraggio di mettere la persona al centro. “Vi invito a promuovere insieme e attivare, attraverso un comune patto educativo, quelle dinamiche che danno un senso alla storia e la trasformano in modo positivo” (Ibid).
Approccio migratorio
Nella storia dei popoli, le migrazioni sono sempre state un bene per l’umanità. Nei secoli passati si è trattato di migrazioni legate alle conquiste, ma anche alla deportazione. Le occupazioni hanno sempre comportato una moltitudine di vittime e di devastazioni. Spesso civiltà e culture sono state annientate e nuove sono state costruite. Resta il fatto che la storia è fatta di migrazioni. E le migrazioni fanno parte anche della nostra storia contemporanea e moderna; interessano in particolare numerosi paesi della nostra cara Europa.
È senza dubbio giunto il momento di porsi la domanda: chi sono i migranti? E Papa Francesco vi risponde chiaramente: sono i “nostri fratelli e sorelle che cercano una vita migliore lontano dalla povertà, dalla fame, dallo sfruttamento e dall’ingiusta distribuzione delle risorse del pianeta, che equamente dovrebbero essere divise tra tutti. Non è forse desiderio di ciascuno quello di migliorare le proprie condizioni di vita e ottenere un onesto e legittimo benessere da condividere con i propri cari?” (Francesco, Messaggio per la Giornata Mondiale del Migrante e del Rifugiato 2016, “Migranti e rifugiati ci interpellano. La risposta del Vangelo della misericordia”, 17 gennaio 2016).
La voce del Santo Padre si leva sempre in difesa delle persone che si sentono costrette a lasciare il proprio paese di origine e a chiedere lo status di rifugiato. Il suo appello alla Comunità Internazionale è sempre stato pressante e accompagnato da indicazioni concrete. “È assolutamente necessario, pertanto, affrontare nei Paesi d’origine le cause che provocano le migrazioni. Questo esige, come primo passo, l’impegno dell’intera Comunità internazionale ad estinguere i conflitti e le violenze che costringono le persone alla fuga. Inoltre, si impone una visione lungimirante, capace di prevedere programmi adeguati per le aree colpite da più gravi ingiustizie e instabilità, affinché a tutti sia garantito l’accesso allo sviluppo autentico, che promuova il bene di bambini e bambine, speranze dell’umanità” (Francesco, Messaggio per la Giornata Mondiale del Migrante e del Rifugiato 2017, “Migranti minorenni, vulnerabili e senza voce”, 15 gennaio 2017).
A mio avviso, se si vuole affrontare la questione delle migrazioni in modo adeguato, certi principi meritano oggi di essere affermati con chiarezza. Al tempo stesso occorre superare una serie di malintesi. Ne ricorderò alcuni.
Un primo malinteso sta nell’idea di un’assimilazione intesa come una rinuncia alla propria identità per assumere l’identità del popolo nel quale ci si stabilisce e con il quale si vive.
Un secondo malinteso riguarda l’idea di una chiusura dei migranti in se stessi e nella loro identità. Al contrario, è opportuno favorire l’incontro e l’arricchimento reciproco tra i diversi “mondi” che la migrazione mette in contatto.
Un terzo malinteso porta a pensare che nel fenomeno migratorio si debba rinunciare alla propria identità per rispetto verso le altre identità. Ciò costituisce un rischio in ogni convivenza civile. Di fatto, laddove l’uomo non riesce a esprimersi liberamente, per timore di offendere la sensibilità dell’altro, si assiste a un fenomeno di allineamento sul minimo comune denominatore, e si finisce col creare una società amorfa, priva d’ideali, e che può facilmente ritrovarsi alle prese con le “passioni” del momento. Al contrario, nel Documento sulla fratellanza umana per la pace mondiale e la convivenza comune, firmato da Papa Francesco ad Abu Dhabi, lo scorso febbraio, si afferma che: “La libertà è un diritto di ogni persona: ciascuno gode della libertà di credo, di pensiero, di espressione e di azione. Il pluralismo e le diversità di religione, di colore, di sesso, di razza e di lingua sono una sapiente volontà divina, con la quale Dio ha creato gli esseri umani. Questa Sapienza divina è l’origine da cui deriva il diritto alla libertà di credo e alla libertà di essere diversi. Per questo si condanna il fatto di costringere la gente ad aderire a una certa religione o a una certa cultura, come pure di imporre uno stile di civiltà che gli altri non accettano” (Documento sulla fratellanza umana per la pace mondiale e la convivenza comune, firmato durante il Viaggio Apostolico di Papa Francesco negli Emirati Arabi Uniti, 3-5 febbraio 2019).
Infine c’è anche il rischio molto concreto che il fenomeno della migrazione si svolga in modo selvaggio e divenga terreno fertile per il traffico di esseri umani, lo sfruttamento dei migranti stessi e il loro reclutamento all’interno di gruppi criminali.
È evidente che non si tratta di problemi che si possono risolvere con la semplice conclusione di un accordo o l’enunciazione di una legge. È assolutamente necessario un impegno profondo, esteso, universale, al fine di creare una mentalità nuova, poiché il rischio di una migrazione senza umanità resta molto elevato.
Approccio interreligioso
Il rispetto è la parola chiave per una convivenza mondiale basata sul rispetto della differenza e la libertà religiosa. Papa Francesco lo ha espresso in questi termini nel 2013: “Il futuro sta nella convivenza rispettosa delle diversità, non nell’omologazione ad un pensiero unico teoricamente neutrale. Abbiamo visto a lungo la storia, la tragedia dei pensieri unici. Diventa perciò imprescindibile il riconoscimento del diritto fondamentale alla libertà religiosa, in tutte le sue dimensioni” (Francesco, Discorso ai partecipanti all’Assemblea Plenaria del Pontificio Consiglio per il dialogo Interreligioso, Vaticano, 28 novembre 2013).
È dunque necessario essere sempre attenti a questi tentativi di utilizzare la religione come un pensiero ideologico unico. Ne conseguirebbe facilmente una strumentalizzazione della religione stessa. Basti pensare al triste flagello del terrorismo promosso “in nome di Dio”, che porta tanta distruzione, massacri e vittime innocenti. Un simile messaggio è letteralmente l’opposto di quello che le religioni — tutte le religioni in quanto tali — propongono. Papa Francesco ha più volte ribadito che uccidere in nome di Dio è la menzogna più grande che l’uomo possa proferire.
Ritroviamo questa idea espressa anche nel Documento sulla Fratellanza umana di Abu Dhabi: “Per questo noi chiediamo a tutti di cessare di strumentalizzare le religioni per incitare all’odio, alla violenza, all’estremismo e al fanatismo cieco e di smettere di usare il nome di Dio per giustificare atti di omicidio, di esilio, di terrorismo e di oppressione. Lo chiediamo per la nostra fede comune in Dio, che non ha creato gli uomini per essere uccisi o per scontrarsi tra di loro e neppure per essere torturati o umiliati nella loro vita e nella loro esistenza. Infatti Dio, l’Onnipotente, non ha bisogno di essere difeso da nessuno e non vuole che il Suo nome venga usato per terrorizzare la gente”.
Il Documento esorta alla fratellanza universale, ma anche all’adesione a un impegno comune, affinché sia messo in atto ogni mezzo possibile per promuovere, a tutti i livelli, la cultura dell’incontro, del dialogo, della pace e del rispetto. Ad Abu Dhabi è stato così compiuto un passo importante, ma il cammino da percorrere resta ancora lungo.
Approccio interculturale
Guardando alla storia, è opportuno ricordare l’incontro e lo scontro tra la cultura romana e la cultura greca. Questo è ben racchiuso nella celebre frase di Orazio: “Graecia capta ferum victorem cepit et artes intulit agresti Latio”. La Grecia, conquistata, conquistò il rozzo vincitore e portò le arti nell’incolto Lazio.
Le culture sono la vera ricchezza dell’umanità, ma hanno sempre bisogno di essere purificate dalle distorsioni che di tanto in tanto le minacciano. Oggi, la cultura dell’effimero e di morte s’impone con forza. In un simile contesto, la cultura dell’illegalità, la cultura mafiosa, ma anche la cultura dell’intolleranza e della discriminazione trovano ancora un terreno fertile.
È dunque necessario tener conto di questi elementi nella nostra visione dell’Europa attuale. Papa Francesco, durante la sua visita al Consiglio d’Europa, ha ricordato l’importanza dell’apporto e della responsabilità dell’Europa per lo sviluppo culturale dell’umanità: “L’Europa deve riflettere se il suo immenso patrimonio umano, artistico, tecnico, sociale, politico, economico e religioso è un semplice retaggio museale del passato, oppure se è ancora capace di ispirare la cultura e di dischiudere i suoi tesori all’umanità intera. Nella risposta a tale interrogativo, il Consiglio d’Europa con le sue istituzioni ha un ruolo di primaria importanza” (Francesco, Discorso al Consiglio d’Europa).
Approccio etico
Oggi percepiamo l’idea — sempre più diffusa — secondo la quale ormai sarebbe la legge a determinare ciò che è etico, e non più l’etica a ispirare la legge. L’etica si ritrova spesso ridotta a un semplice consenso, prescindendo dall’indispensabile legame con la natura umana. Passando da un’etica fondata sulla natura a un’etica fondata sulla volontà, l’uomo si ritrova sottratto alla natura, alla verità sulla sua natura e alla verità sul fine per il quale è stato creato.
In tale contesto, i cristiani hanno un ruolo particolarmente importante da svolgere in Europa. Attraverso la loro testimonianza in seno alla società, possono ricordare il fondamento etico che deve guidare il nostro agire nel mondo. Questo deve in effetti essere orientato all’edificazione del bene comune che, come dice Papa Francesco, è il “bene a cui tutti gli uomini aspirano, e non esiste sistema etico degno di questo nome che non contempli tale bene come uno dei suoi punti di riferimento essenziali” (Discorso ai Partecipanti al Seminario: “Il Bene Comune nell’era digitale”, Vaticano, 27 settembre 2019). Ciò presuppone che il fondamento etico sia ancorato nell’oggettività della natura, piuttosto che nella soggettività della volontà del legislatore, o peggio ancora, nella corrente dominante. È solo a partire da questa obiettività e dall’assiologia che ne consegue che si potranno evitare le derive che si producono laddove la visione della realtà è perfettamente uguale e intercambiabile con le altre, con la conseguenza che si potrà tendere a far prevalere un approccio sugli altri, persino con mezzi violenti, come la storia dello scorso secolo tristemente ci ricorda.
Approccio politico
La politica attuale è divisa tra mille idee e progetti. È vero che alcune grandi idee unificatrici permettono ancora di aderire a un partito, ma i partiti stessi si trovano ormai in un’agitazione costante.
Sarebbe opportuno riscoprire il principio base, essenziale e di fondo che deve guidare l’azione di ogni personalità politica, in altre parole, la responsabilità che gli è propria, dinanzi a Dio e dinanzi agli uomini, per ognuna delle sue parole, delle sue azioni e delle sue misure legislative o decisioni riguardo al governo del popolo. Anche in questo ambito si corre il rischio che l’autorità sia vissuta solo come la ricerca di vittorie e di consensi.
Chi governa è chiamato a dare prova della saggezza di Salomone, ossia di “un cuore docile” che sappia rendere giustizia al popolo e distinguere il bene dal male (cfr. 1 Re, 3, 9). È questa la via fondamentale per costruire la pace alla quale il mondo aspira oggi più che mai, e che deve figurare tra gli obiettivi principali di ogni autorità politica. Papa Francesco l’ha affermato con grande vigore nel suo recente messaggio per la pace: “Aprire e tracciare un cammino di pace è una sfida, tanto più complessa in quanto gli interessi in gioco, nei rapporti tra persone, comunità e nazioni, sono molteplici e contraddittori. Occorre, innanzitutto, fare appello alla coscienza morale e alla volontà personale e politica. La pace, in effetti, si attinge nel profondo del cuore umano e la volontà politica va sempre rinvigorita, per aprire nuovi processi che riconcilino e uniscano persone e comunità. Il mondo non ha bisogno di parole vuote, ma di testimoni convinti, di artigiani della pace aperti al dialogo senza esclusioni né manipolazioni” (Francesco, Messaggio per la celebrazione della lIII Giornata Mondiale della Pace, La Pace come cammino di speranza: Dialogo, Riconciliazione e Conversione ecologica, 1° gennaio 2020).
Conclusione
Il mondo vive come spezzato e schiacciato dalle sue chiusure e dalle sue polarizzazioni, lontano dai valori universali e naturali che Dio ha messo nel cuore di ogni persona umana.
Per ricostruire insieme l’Europa, abbiamo bisogno di unità. Occorre riscoprire l’unità che è alla base stessa della vita della persona umana. L’unità tra la persona umana e l’etica, tra la persona umana e la politica, tra la persona umana e il lavoro, tra la persona umana e ogni altra attività che svolge sotto il sole.
Spesso trascuriamo il fatto che la persona umana è al tempo stesso anima, spirito e corpo. Come il corpo vive e si evolve, lo stesso vale per lo spirito e l’attività dell’anima. La persona umana oggi, in questa Europa, ma anche, più in generale, in questo mondo, è chiamata a riflettere la bellezza di questa evoluzione unitaria.
Facciamo sì che la persona umana possa ritrovare il suo volto autentico. È l’auspicio che formulo; ed è anche quello di Papa Francesco: “Europa ritrova speranza quando l’uomo è il centro e il cuore delle sue istituzioni [...] Affermare la centralità dell’uomo significa anche ritrovare lo spirito di famiglia, in cui ciascuno contribuisce liberamente secondo le proprie capacità e doti alla casa comune [...] L’Europa ritrova speranza nella solidarietà [...] L’Europa ritrova speranza quando non si chiude nella paura di false sicurezze [...] L’Europa ritrova speranza quando investe nello sviluppo e nella pace [...] L’Europa ritrova speranza quando si apre al futuro” (Francesco, Discorso ai Capi di Stato e di Governo dell’Unione Europea riuniti in Italia in occasione del 60° anniversario dei Trattati di Roma, Vaticano, 24 marzo 2017).
In occasione di questo cinquantenario della presenza della Santa Sede nel Consiglio d’Europa, vorrei infine ribadire quel voto che ci è tanto caro: che insieme possiamo aprirci al futuro per continuare, nonostante i venti contrari, a costruire la nostra cara Europa!

© Osservatore Romano - 9 gennaio 2020





-> VD anche

https://www.vaticannews.va/it/vaticano/news/2020-01/gallagher-strasburgo-consiglio-europa-santa-sede.html


San Benedetto abate, patrono d'Europa, festa

S. Benedetto da Norcia, abate, Patrono d'Europa (festa)

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